vendredi 15 février 2019

Méthodologie du maintien de l'ordre sur la zone de BURE en France

Méthodologie du maintien de l'ordre
sur la zone de BURE en France
Mise à jour: 15/02/2019


Infographie du projet du site d'enfouissement des déchets radioactifs à BURE
Un projet d’enfouissement de déchets nucléaire est réalisé actuellement à BURE, en Haute Marne en France.


Manifestation contre le site d'enfouissement de Bure e 15/08/2017
Des personnes violentes manifestent régulièrement, proche de cette zone, contre ce projet. Face à cette contestation, des gendarmes mobiles sont prépositionnés en permanence pour assurer la sécurité du site et ses alentours.


Individu agressif face aux gendarmes mobiles sur la ZAD de NDDL le 09/04/18
Le but étant de ne pas se retrouver dans la même position que ce qui s’était passé en Loire Atlantique, avec le projet de construction d’un Aéroport à Notre Dame des Landes, près de Nantes.


La violence permanente dans des manifestations en France
et dans le monde occidental
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Individus lançant des projectiles sur la zone de Notre Dame des Landes lors de l'opération CESAR en novembre 2012
En effet, la première tentative pour déloger des individus qui s’étaient installés quelques années auparavant sur le site de Notre Dame des Landes, en 2012, avec l’Opération "CESAR", avait montré la difficulté de gestion de crise. Les politiques de l’époque avaient alors décidé d'arrêter cette opération.


Individus masqués devant un VBRG sur la ZAD de NDDL le 10/04/18
Lors de l’abandon de ce projet d’aéroport en janvier 2018, l'organisation pour le rétablissement de l'ordre et de la loi a été conséquente, avec la mobilisation de plus de 2.500 gendarmes sur plusieurs semaines, s'étalant jusqu'au au printemps 2018.

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Individu masqué tenant un cocktail molotov sur la ZAD de NDDL le 11/04/2018
De ces nombreuses expériences, sur différentes années sur Notre Dame des Landes, plusieurs enseignements furent tirés pour rétablir l’ordre :

Une préparation poussée:  la destruction des squats et des habitats illégaux lors de l’évacuation d’avril 2018, une analyse fine de la topographie des lieux et un rappel de l’usage des moyens pour le rétablissement de l’ordre pour faire face aux jets d’acide, de cocktail Molotov et d’embuscades.


VBRG proche d'un squat qui vient d'être détruit le 09/04/18
Des moyens spéciaux mobilisés: des VBRG vont permettre de détruire des barricades et des squats,


Utilisation d'un camion lanceur d'eau pour tenir éloigner des manifestants violents à Nantes le 14/04/18
Ainsi que des lanceurs d’eau pour les manifestations en ville.


 Caméra piéton des forces de Police
Mais aussi le port de caméra piéton par plus de 200 gendarmes mobiles pour avoir des preuves juridiques d’exactions sur les Forces de l’ordre.


Gendarme mobile muni d'un drone sur la ZAD de NDDL en avril 2018
Enfin, l’utilisation de drones pour coordonner les actions, ainsi que des moyens pour neutraliser les drones utilisés par des zadistes.


Gendarmes mobiles dont l'un est équipé d'une caméra sur la ZAD de NDDL le 10/04/18
Une action de police judiciaire ciblée: Avec des éléments de preuves filmés avec des caméras piétons, caméra vidéo des gendarmes en vue de poursuites judiciaires, ainsi que près de 200 officiers de Police Judiciaire, et sous la supervision des procureurs des parquets de St Nazaire et de Nantes, ceci va permettre durant ces opérations d’interpeller et de traduire devant la justice les fauteurs de troubles et personnes violentes.


Bonbonnes de suspendues sur l'un des passages de la ZAD de NDDL en avril 2018
Bilan de l’évacuation de Notre Dame des Landes :
- 211 barricades détruites, dont la plupart seront enflammées et piégées avec des bouteilles de gaz.
- 108 militaires blessés,
- 54 interpellations ayant conduit à 41 condamnations pénales ou poursuite en cours
- 129 procédures lancées
- 800 engins incendiaires saisies
- 50 kilos d’artifices ou d’engins explosifs saisis
- un drone intercepté en plein vol par les brouilleurs de la Gendarmerie Nationale.


Gendarmes mobiles près du Site de BURE face à des opposants du projet
Dans le cadre de BURE, la situation diffère de Notre Dame des Landes (NDDL). En effet, sur la zone de NDDL, les personnes contre ce projet étaient en situation défensive, car déjà installées sur les emplacements de construction du projet.
A BURE, la situation, elle, est offensive. Les détracteurs doivent se rapprocher de la zone et l’attaquer, comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous.


Manifestation violente le 18 février 2017 lors d'une attaque
contre l'enceinte de l'ANDRA à BURE



Gendarmes mobiles protégeant un engin de chantier près de Bure le 22/02/18
Dans le cadre du maintien de l’ordre sur BURE, la présence des gendarmes sur la zone est continuelle, et la destruction de squats, qui pourraient être créés au abords de la zone expérimentale d’enfouissement des déchets nucléaires, sont faites.


Gendarmes mobiles escortant des engins de chantier près de Bure le 22/02/2018
Plus de 500 gendarmes avaient été mobilisés, en février 2018, pour évacuer le Bois-Lejuc d'opposants au chantier. Les actions de maintien de l'ordre s'étaient poursuivis en mars 2018 pour éviter tout retour sur cet endroit.


Gendarmes sur le site CIGEO de BURE
 Quand aux situations d’agressions ou de casse, la judiciarisation des fauteurs de trouble est également faite dans l’optique de la« Tolérance Zéro ». Toute situation d’agression ou de violence est systématiquement poursuivie. En effet, une cellule d’enquête est dédiée et l'effectif est variable, en fonction de la gravité des faits, pour trouver les auteurs de faits délictuels.

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Camion lanceur d'eau lors d'une manifestation près de Bure le 15/08/17
Ceci permet, entre autres, de repérer des personnes qui ont été violentes sur NDDL en Loire Atlantique, et qui se retrouvent maintenant proche de la zone expérimentale de BURE en Haute Marne.

Gendarmes mobiles devant l'un des endroits des opposants au site de Bure en février 2018
De même, cette cellule permet d’engager des enquêtes et des poursuites judiciaires au Tribunal de BAR LE DUC, comme l’enquête sur la tentative d’incendie de l’hôtel et du restaurant administratif de l’Agence Nationale pour la gestion des déchets nucléaires en juin 2017. Une vingtaine d’individus avaient franchi une clôture et cassés des vitres, pour y jeter un produit inflammable alors qu’une quinzaine de personnes dormaient à l’étage. C’est le concierge qui a maitrisé le feu au rez de chaussée… On peut voir que les tensions peuvent degénérer à tout moment comme vous le verrez sur la vidéo à suivre:

Vidéo du 19 mai 2017 suite à une délibération du conseil municipal de Mandres en Barrois
sur la cession du Bois LEJUC à l'ANDRA, là où se trouvait un squat démantelé le 22/02/18

Individu détruisant un mur posé par l'ANDRA en aout 2016
La justice a, par exemple, condamné, en mars 2018, un militant de 24 ans à trois mois de prison ferme, assortie d’une interdiction de séjourner dans la Meuse, après avoir jeté un bidon d’essence enflammé sur des gendarmes.

Individus manifestant près de Bure le 15/08/2017
De même, des affaires pour dégradations ou agressions sont menées. Les gendarmes présents dans le tribunal de Bar-Le-Duc sont équipés de caméra piétons lorsqu’ils doivent intervenir dans la salle en cas d’évacuation de la salle d'audience, sur décision du juge, pour toujours avoir des preuves des agressions de fauteurs de trouble à leur encontre…




Cette page sera réactualisée 
en fonction des évènements



Mise à jour : 15/02/2019


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