dimanche 24 février 2019

Retour d'expériences sur le référendum du 04/11/18 en Nouvelle Calédonie

RETEX sur le Référendum du 04 Novembre 2018
en Nouvelle Calédonie

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Mise à jour: 24/02/2019



Drapeaux Kanak et français
Retour d’expériences sur le référendum qui a eu lieu le 04 novembre 2018 en Nouvelle Calédonie : un référendum sur l’autodétermination de cette île a eu lieu. Dans le cadre de protection de ce vote, pour que celui-ci se déroule en toute tranquillité, la Gendarmerie Nationale Française s’était préparée à ce moment depuis plus d’un an et demi..


Gendarmes en Nouvelle Calédonie
En effet, ce type de référendum est délicat, car parlant d’autodétermination et pour certains, synonyme d’indépendance. Le fait que la Nouvelle Calédonie est loin de la France, il a fallu préparer des effectifs prépositionnés, avec cinq Escadrons de Gendarmes Mobiles (EGM) en permanence présents, puis trois autres EGM, à l’approche de la date du Référendum. Ceci permettant d'atteindre plus de 1.400 gendarmes sur l’ensemble de l’Ile.




Brigade isolée en Nouvelle Calédonie renforcée
Cela a permis également de créer un Groupe de Planification Opérationnelle (GPO) permanent dès avril 2017, en vue de piloter l’ensemble de la préparation de ce référendum au point de vue sécuritaire.  Dans ce cadre, les réseaux de communication ont été vérifiés et améliorés, les brigades isolées ont été renforcées. Des rations alimentaires, ainsi que des munitions, des protections balistiques, des herses amovibles et du matériel de secourisme ont été livrés.


 
Armes retrouvées lors de l’assaut de la grotte d’Ouvéa où étaient retenus les gendarmes 
en otage, le 06/05/1988
Toutes ces préparations s’inscrivent pour éviter de revivre une situation tragique comme l’avait vécue  l’Ile de Nouvelle Calédonie avec l’attaque d’une gendarmerie en 1988, où 27 gendarmes avaient été pris en otage et qui avait nécessité l’envoi de gendarmes et de militaires pour les libérer dans la Grotte d’Ouvéa et où de nombreux preneurs d'otages furent tués…



Gendarmes mobiles en position statique sur une route de Nouvelle Calédonie en 2018
Les gendarmes mobiles sur place sont intervenus dans des missions de Détachements de Surveillance et d’Intervention (DSI) au profit des brigades.


Gendarmes mobiles d’un DSI faisant un contrôle de véhicule en Nouvelle Calédonie en 2018
Ceci afin de permettre une visibilité des forces de l’ordre, pour établir, pour la population, un sentiment de sérénité et de sécurité, et pour éviter tout débordement avant, pendant et après le Référendum. De même, des accélérations d’enquêtes judiciaires ont été effectuées et qui ont permis d’arrêter des individus considérés comme dangereux ou visés par des enquêtes judiciaires.


Gendarmes proches d’un bureau de vote en Nouvelle Calédonie le 04/11/18
Le Jour J, 174.154 électeurs étaient appelés à voter dans 277 bureaux de vote. Les gendarmes étaient positionnés de manière à assurer un climat de tranquillité pour ce vote, et que tout le monde puisse voter. C’est donc 880 gendarmes mobiles, épaulant les 550 gendarmes départementaux qui ont assuré cette sécurité: ceci a permis d'effectuer 80 patrouilles mobiles sur l’ensemble du territoire et d'avoir des forces prépositionnées, 
en cas de situation tendue.




Barrage le 05/11/18 sur la route RT1
Lors de la journée du vote, sur l’ensemble de l’ile, il n’y a pas eu d’incident majeur. C’est à l’issue du résultat, que quelques troubles ont lieu, dont un endroit connu des Forces de l’ordre pour être un lieu à risques : des feux ont été allumés, ainsi qu’un barrage sur la route principale de l’Ile, la RT1, appelé aussi route de Saint Louis, au niveau du Mont-Dore.



2 VBRG se préparant à intervenir sur la RT1 le 05/11/18
Les autorités connaissant cet endroit, avaient prépositionné 150 gendarmes, avec le renfort de 11 véhicules blindés, constitués de Véhicules Blindés sur Roue de la Gendarmerie (VBRG) et de Véhicule de l’Avant Blindé (VAB).

4 VBRG s’avançant sur la RT1 le 05/11/18
Ces véhicules ont tous reçu un surblindage pour faire face aux armes à feu de grande chasse, pouvant tirer du calibre 12 (munition servant normalement à tuer le sanglier). De même, des hauts parleurs, ainsi que des caméras embarquées ont été installées, et des formations pour les conducteurs ont été réalisés auparavant, du fait d’un comportement différent de ce véhicule avec l’ajout en masse du surblindage.


 
Intervention de gendarmes en Nouvelle Calédonie en novembre 2016 face à un évadé 
qui avait forcé un barrage de gendarmes
En effet, cette zone tendue est connue pour le risque de tirs sur les véhicules de gendarmerie. On se rappelle les tirs qui avaient été commis lors d’une intervention pour enlever un barrage, mis sur cette route en novembre 2016. Un évadé avait foncé au volant d’un fourgon et avait été mortellement touché par un gendarme.


 
Intervention de VBRG pour protéger des véhicules pour déblayer des barricades dressés 
sur une route en Nouvelle Calédonie.
Peu après, des individus avaient dressé des barrages et des affrontements avaient éclaté contre les forces de l’ordre qui avaient essuyé des tirs d’armes à feu. Cinq gendarmes avaient été blessés, dont deux sérieusement. Des VBRG avaient été nécessaire pour déblayer la route…


2 VAB et 1 VBRG sur la route RT1 le 05/11/18
Dans le cadre de préparation à ce type d’intervention, la Gendarmerie Nationale avait augmenté son parc de véhicules blindés pour atteindre le nombre de 22: En plus des 10 VBRG présents en permanence sur l’Ile, 4 autres VBRG ont été projetés de la Métropole, ainsi que 8 VAB de retour d’Afghanistan.


Déblayage de la route RT1 le 05/11/18
Les VBRG et VAB ont pu intervenir pour dégager la route. Des jets de projectile et des tirs d’armes à feu ont eu lieu cependant. Il a fallu toute la journée du 05 novembre 2018 pour sécuriser la route.


Gendarmes mobiles sur la route RT1 le 05/11/18
Près de 450 grenades lacrymogènes ont été tirés pour pouvoir libérer à nouveau l’axe de cette route principale de l’Ile. Aucune victime n’a eu lieu, ni du côté des individus ayant visé les gendarmes, ni du côté des Forces de l’Ordre.


Individus d’une tribu se situant proche du Mont-Dore paradant sur des « deux roues » volés n 2014
Ce lieu est souvent l'endroit de contestations sociales. En plus, certains membres de la Tribu, qui se trouvent au plus près de cette route, sont connus défavorablement de la Gendarmerie pour de nombreux faits de délinquance et de vols. Ceux ci commettant de nombreux vols et de confrontations, en lançant des projectiles sur des véhicules des Forces de l'Ordre, ainsi que sur des voitures de particuliers,  rendant parfois l'usage de cette route impossible...



Cette page sera réactualisée 
en fonction des évènements


Dernière mise à jour le 24/02/2019











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