dimanche 12 juin 2016

Histoire des Unités de maintien de l’ordre en France - 2ème partie : « De 1969 à 1999»

Histoire des Unités de maintien de l’ordre 
en France 

2ème partie :  « De 1969 à 1999»


Comme vous avez pu le voir dans la première partie, les unités de maintien de l’ordre française se sont adaptées tant bien que mal aux affrontements avec les manifestants pour rétablir l’ordre.

 
En 1969, le Centre National d’Entrainement des Forces de Gendarmerie de Saint Astier est ouvert. S'y organisent des affrontements urbains dans des scénarios complexes (2 pelotons de faux manifestants contre 2 pelotons de forces de l'ordre) dans une petite ville créée de toute pièce : CIGAVILLE.


Le CNEFG
Centre National d'Entrainement des Forces de Gendarmerie

>>> Cliquez ici <<<



L’intensité des entrainements à Saint Astier fait régulièrement des blessés, sans gravité, mais montre l’intérêt de ce type de simulation et de l’intérêt à être préparé au maintien de l’ordre. De plus, de nombreux pays viennent s'entrainer sur ce site.


Voici une vidéo de ce centre ci-dessus.






La tenue évolue aussi, avec pantalon d’intervention, rangers, visière en plexiglas sur les casques et bouclier rectangulaire.



Des manifestations anti nucléaire auront lieu durant les années 70.



En juillet 1977, la manifestation de Creys Malvillle contre le projet de centrale nucléaire de SuperPhénix va mal tourner.



 Un mort parmi les manifestants, Vidal MICHALON.



et 5 membres des forces de l’ordre gravement blessés, dont un gendarme mobile 
qui aura la main arrachée.

Vidéo de cette manifestation


Durant des décennies, plusieurs corporations manifesteront 
leurs détresses avec violences.




http://www.ina.fr/video/CAF95055687/manifestation-des-agriculteurs-a-ajaccio-video.html
Les Agriculteurs 
(comme ici dans cette Vidéo ci-dessus en 1974 en Corse)





Comme les marins pécheurs (ici dans cette vidéo ci-dessus 
à Rennes en février 1994, où 5.000 pêcheurs étaient venus manifester). 




C'est d'ailleurs à cette époque, que les méthodes de dispersion de manifestants vont changer et où sera utilisé des moyens lourds pour casser le mouvement de la manifestation et la disperser.



Face à ces pécheurs qui vont utiliser des harpons, des lances amarres,




et face à l'incendie du Parlement de Bretagne, l'uniforme va changer pour devenir militarisé et rester sur une position ultradéfensive.




Des émeutes vont se déclencher à Vaulx en Velin près de Lyon, en 1981, dans le quartier des Minguettes suite à un contrôle d'identité  et vont être médiatisées 
pour la première fois...

Sur le lien ci-dessous, est présenté les violences urbaines en France:

>>> Cliquez ici <<<



En effet, des heurts avec les policiers avaient déjà eu lieu en 1976 avec "rodéos motos" et voitures brûlés. De même en 1979 et 1980. Et c'est en 1981 que l'on va parler des violences urbaines dans les banlieues par le biais de ces quartiers lyonnais. Puis en mars 1983, suite à une perquisition pour rechercher du matériel volé, des affrontements éclatent entre 300 à 400 jeunes et policiers.




En octobre 1990, après la mort d'un jeune renversé à hauteur 
d'un barrage de police, 



de nouvelles émeutes éclateront à Vaulx en Velin.





Ce sera un mode d'expression qui deviendra récurrent après chaque intervention délicate entre jeunes des cités et intervention de police...



Le 06 décembre 1986, un drame va se nouer autour d’une unité appelée les « voltigeurs » (Brigade moto avec un conducteur et un passager muni d’une grande matraque) et qui était intervenue après une manifestation contre le projet DEVAQUET. Leur mission étant de  « nettoyer » les rues après les manifestations 
en pourchassant les « casseurs ».



L’une de ses unités va s’en prendre  à un passant, Malik Oussekine, qui sort d'une boite de jazz et qui va être frappé à mort.



Reportage du Journal d'Antenne 2 sur ce drame




Suite à ce drame dû à des violences policières, cette unité fut dissoute et la méthodologie va être revue sur l’encadrement d’avant, pendant et après les manifestations par les unités de maintien de l’ordre. Et de revenir à la doctrine qui perdurait depuis le début du 20ème siècle : maintenir les manifestants à distance,  éviter de blesser ou de tuer.



Dans les années 90 des actes de violences de Hooligans, (des fans ultra violents) 
se multiplient.



Lors d’un match, le 28 aout 1993, entre le PSG et Caen au Parc des Princes, les "Boulogne Boys", des supporters parisiens connus pour des violences régulières durant les matchs, s’en prennent avec une violence extrême aux CRS 
dans la tribune.


Voici un lien sur 2 vidéos qui montrent la violence de ces actes 
lors de ce match de 1993.
 2 mois plus tard, le principe d’interdiction de stades pour des individus est institué 
et est devenu l’une des principales mesures contre le Hooliganisme.  Une autre mesure, qui elle aussi, aura une influence sera l'augmentation 
des abonnements et places de matchs.



Si bien que les débordements de hooligans commenceront avant le match ou après le match, aux alentours du stade ou dans la ville 
qui organise la rencontre de football.



Si une intervention a lieu dans les tribunes, c’est un déploiement de force qui est réalisé pour faire sortir tous les supportes, violents ou non.


Les véhicules vont aussi évoluer : Le fourgon, qui est la deuxième maison du gendarme mobile ou du CRS, va changer au fil des années :

Pour les Compagnies  Républicaines de Sécurité

Ils auront des petits fourgons avec plusieurs portes pour se déployer 
comme sur le Renault Galion dans les années 60.

Puis des fourgons classiques,



Ainsi que des autocars aménagés.



Leurs derniers fourgons leurs permettent d’installer des grilles à l’avant 
pour faire un mur pour bloquer une rue



et les protéger.


Leurs véhicules sont changés régulièrement du fait du grand nombre de kilomètres parcourus pour intervenir dans toutes les villes de France.



Sans oublier l’Autocar.


Pour les Escadrons de Gendarmerie Mobiles (EGM)

Les gendarmes mobiles se déplaçaient régulièrement 
dans des autocars, dont des Renault PR10 S



puis des Lohr L96



Avant d’adopter des véhicules de type fourgonnette, permettant 
d’avoir des unités plus mobiles comme les CRS



Et de pouvoir se déployer en les utilisant pour bloquer des rues.



Les gendarmes mobiles auront aussi des engins blindés, les VBRG ( Véhicules Blindés à Roues  de la Gendarmerie) pour pouvoir ouvrir des barrages 
mais seront peu employés.




A partir des années 90, de nouvelles armes non létales apparaissent comme les Flashball en 1995. D’abord utilisé par les BAC (Brigade Anti Criminalité) il se déploie dans les unités de maintien de l’ordre à partir de 2002. Cependant très peu utilisé au début, la phase d’expérimentation  montre qu’il y a des risques sévères au visage.



D’abord utilisés dans les quartiers difficiles, il concerne par la suite le « délit d’attroupement » à partir de 2008. Et s’étend à certaines manifestations non déclarées ou au rassemblement qui perdurent après l’ordre de dispersion.




En 2013, il est recommandé de ne pas l’utiliser lors de manifestation hors les cas très exceptionnels. Son utilisation est en déclin face à son grand frère : 
le lanceur de balle de défense (LDB 40).




Le LDB 40 est d’une portée utile de 10 à 50 mètres, il permet de mieux viser et de tirer plus loin. Il n’existe pas d’utilisation du "Tazer" en maintien de l’ordre avec le risque de toucher des enfants dans la foule. Cependant plusieurs membres des forces de maintien de l'ordre sont équipés de "Tazer".  Il est réservé aux cas de légitime défense ou de résistance à une interpellation.



Partie 3 : Le maintien de l’ordre de 2000 à 2013
Cliquez ici

Droits et devoirs 
lors de manifestations en France


Cliquez ici

Pour faire face à toutes ces situations la FRANCE 
a développé 3 forces distinctes 
pour assurer le maintien de l'ordre:

>>> Cliquez ici <<<


Voici d'autres sujets 
sur les forces anti-émeutes:




Les violences urbaines dans différents pays occidentaux
>>> Cliquez ici <<<  


Les Mobiele Eenheid néerlandaises

Les Bereitschaftspolizei allemandes

Les forces Anti-émeute Belges




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