lundi 25 mars 2019

Histoire du maintien de l'ordre en France - Partie 6 - L'année 2019

Histoire des Unités de maintien de l’ordre 
en France 

Partie 6 – L'année 2019 

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Gendarmes Mobiles à Notre Dame des Landes en avril 2018
Durant l'année 2018, de nombreux évènements ont eu lieu mobilisant les Forces du Maintien de l'ordre en France, avec une des plus grandes opérations de la Gendarmerie Mobile de ces dernières années à Notre Dame des Landes en début d'année, ainsi qu'un travail de plusieurs mois en vue du Référendum en Nouvelle Calédonie.


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VBRG de la Gendarmerie Nationale déblayant des objets incendiés à Paris le 08/12/2018
Cependant, la fin de l'année 2018 s'est terminée par une montée de la violence lors de grandes manifestations de Gilets Jaunes, chaque samedi à partir de 
la mi-novembre.

Des actions violentes ont également continué en début d'année 2019, comme ici, sur le Pont Edouard SANGOR à PARIS, le 05 janvier 2019. La continuité de ces agressions le samedi, jour de mouvement des "Gilets Jaunes", sur les Forces de l'Ordre impose actuellement des arrestations suite à la doctrine des Fauteurs de troubles.



Individus devant le Ministère des Relations avec le Parlement à Paris peu après 
que la porte soit détruite par un engin de travaux le 05/01/19
On a pu voir l'attaque du ministère des Relations avec le Parlement, dont la porte d'entrée fut détruite à l'aide d'un petit véhicule élévateur, avec une intrusion de plusieurs casseurs, dans la cour d'entrée le 05 janvier 2019.


CRS à Rouen le 02/02/2019
Cette présence des casseurs, lors de manifestations régulières des Gilets jaunes, créent des mouvements policiers toujours plus présents, avec l'utilisation de différents moyens pour tenir les zones des manifestations.


Arrestation d'une personne à Nantes le 02/02/2019
Mobilisant des moyens policiers toujours importants, des casseurs, en fin de journée, en profitent pour créer des moments de tension au moment de la dispersion des manifestants. En date du 03/03/19, le ministère de l'intérieur constate 2.200 blessés parmi les manifestants et 1.400 parmi les Forces de l'ordre. 243 signalements ont été faits à l'IGPN, (l'inspection Générale de la Police Nationale) et celle-ci a ouvert 111 enquêtes...


Vue d'une rue de Paris en mai 1968 après des affrontements de la nuit
 En comparaison de ce phénomène de manifestations qui dure dans le temps et avec des violences régulières, un autre fait de société qui avait marqué la France était "mai 68". 
Durant plus d'un mois, il y a eu des confrontations, surtout dans la ville de Paris, et qui ont occasionné plus de 2.000 blessés parmi les manifestants, et plus de 1.360 parmi les Forces de l'Ordre. 
On peut également noté qu'au point de vue nationale durant cette période, le chiffre de 5 morts est avancé, par les chroniqueurs de l'époque, lors d'affrontements avec la Police: 
Un homme le 24 mai 1968 à Paris, un second le 30 mai 1968 dans le Calvados, un troisième le 10 juin 1968 à Meulan dans les Yvelines, et deux hommes le 11 juin 1968 à Sochaux dans le Doubs.

Membre d'un CSI visant avec un LBD40
Le lanceur de balle LBD 40 est décrié par son utilisation par de nombreuses associations suite à un nombre important de blessures: En date du 31/01/2019, il y a eu plus de 9.200 tirs de LBD 40. Le journaliste David DUFRESNE a recensé depuis le début des manifestations de Gilets Jaunes en novembre 2018 au 31 janvier 2019, plus de 160 blessures à la tête dont 17 personnes éborgnées, quatre mains arrachées de manifestants voulant relancer des grenades des Forces de l'Ordre. 

Lien sur un article de "L'Opinion" traitant de ce sujet le 31/01/19
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 La doctrine du Maintien de l'ordre à la Française est de tenir à distance les personnes les plus violentes. Pour rappel, il existe un principe de gradation dans le rétablissement de l'ordre. Vous pouvez voir les raisons de cette technique française, plutôt que le corps à corps utilisé par la Police dans d'autres pays, comme vous le verrez sous le lien ci-dessous, et où le risque est accrue aussi bien pour les manifestants que pour les policiers:




Encadrement de gendarmes mobiles de manifestants descendant une rue de Paris le 16/02/19
A partir de la fin janvier 2019, sur de nombreuses manifestations, les Forces de l'Ordre ont encadré les manifestants, pour éviter le contact avec les vitrines de commerces, mais aussi pour bloquer l'accès à certaines rues pour éviter des débordements sur des lieux sensibles.



Individu avec un masque à gaz, relançant une grenade lacrymogène lors d'une manifestation de Gilets jaunes
Une loi a été adoptée, le 30 janvier 2019, sur la création d'un nouveau délit de dissimulation partielle ou totale du visage dans les manifestations: "Le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement, totalement, ou partiellement son visage (...) est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende". Une loi similaire existe déjà comme circonstance aggravante en matière de violences. Pour exemple, le fait d'exercer une violence légère est une contravention qui devient, en dissimulant ses traits, un délit passible de 3 ans et de 45.000 euros d'amende, selon l'article 222-13 du Code pénal.
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Policiers devant l'Assemblée Nationale le 09/02/19
Cependant la tension est toujours là, samedi après samedi, avec toujours des actes voulant marquer les esprits, comme lors du 09 février 2019, où un véhicule de l'opération militaire SENTINELLE au pied de la Tour Eiffel avait été incendié, ou encore la tentative d'affronter les Forces de l'ordre devant l'Assemblée Nationale.

Policiers devant l'Assemblée Nationale le 09/02/19
Face à ce déferlement de haine, on ne peut négliger cette violence permanente qui s'est installée au fil des manifestations, aussi bien en France, que dans d'autres pays occidentaux:

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Vandalismes dans les rues de Clermont Ferrand lors de la Manifestation des Gilets Jaunes du 23/02/19
En effet, depuis le début de l'année 2019, des manifestations de Gilets Jaunes sont réalisés les samedis avec des rendez vous qui sont donnés dans une ville de province en particulier, en plus de Paris, pour montrer une mobilisation toujours présente de l'action des gilets jaunes. Cependant, à chaque fois, en fin de manifestation, des émeutiers  et casseurs sont présents pour que la situation dégénère.




Pompiers se protégeant derrière leurs camions contre des jets de projectiles de personnes violentes
lors d'une manifestation de Gilets Jaune à Clermont Ferrand le 23/02/19
Ce qui donne parfois des images incompréhensibles comme ci-dessus, à Clermont Ferrand, le 23 février 2019, où des casseurs s'en étaient pris à des pompiers qui venaient éteindre des feux de poubelle...

Lien sur un article de "France 3 Auvergne Rhône Alpes"
sur les violences rencontrées
en marge de la manifestation des Gilets Jaunes du 23/02/19
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Gendarmes mobiles devant la prison de Condé sur Sarthe le 07/03/2019
Des manifestations devant les prisons de France ont également eu lieu début mars 2019, suite à une attaque terroriste par un détenu et sa compagne qui était venue le voir sur deux gardiens de prison.


Etablissement bancaire incendié lors de l'Acte 18 des Gilets Jaunes le 16/03/19 à Paris
Un regain de violence s'est produit le samedi 16 mars 2019, lors de l'acte 18 lors d'une manifestation des Gilets Jaunes sur Paris.


Individu masqué s'en prenant à des véhicules de Gendarmerie le 16/03/19 à Paris
Des personnes masquées, estimée par la Police à 1.500 individus, s'en sont pris aux Forces de l'Ordre et saccageant les abords des Champs Elysées, à Paris.


Restaurant saccagé sur les abords des Champs Elysées le 16/03/19 à Paris
Une centaine de magasins sur Paris ont été saccagés. Plus de 220 interpellations, suivis de 185 Gardes à vue ont été effectuées. L'arme "LBD 40", décriée par son utilisation importante les semaines précédentes, n'a été utilisée ce jour-là sur Paris, une cinquantaine de fois...


Militaire français en combinaison de contrôle des foules
Face à cette situation, le samedi suivant, le 23/02/2019, le gouvernement a décidé, pour augmenter les Forces de l'Ordre, de déployer des militaires de l'Opération SENTINELLE, pour protéger les enceintes de bâtiments officiels.

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CRS positionnés aux abords d'une place de Paris le 23/03/2019
Les manifestations des Samedis 23 et 30 mars 2019 se sont passées calmement avec un déploiement conséquent de Forces de l'Ordre dans toute la France, qui avaient remis en place les méthodes utilisées le 08 et 15 décembre 2018.  Des interdictions de manifester sur plusieurs axes avaient été signifiés par de nombreux préfets.
Quelques débordements ont eu lieu en province dans certaines villes, mais s'en prendre les mêmes violences extrêmes rencontrées. 

 Tensions violentes le 25/03/19 au Mans entre forains et Forces de l'ordre
On voit aussi dans d'autres mouvements, comme celui d'une manifestation, le 25 mars 2019, avec des forains au Mans, qui protestaient contre le refus de la municipalité d'organiser la fête foraine dans le centre -ville, les mêmes mouvements de violence pour faire plier les autorités à leur demande...

Vidéo de cette confrontation


Motards de la Garde Républicaine lors d'un renfort pour les BRAV-M le 20/04/19
Depuis le 20 avril 2019, des "BRAV-M" ont été mis en place. Il s'agit de binômes à motos qui permettent de projeter rapidement des Forces de Maintien de l'ordre dans des endroits violents épaulant des gendarmes mobiles, CRS ou CSI, ou pouvant intervenir sur des violences et dégradations lors de manifestations

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Motards de la Préfecture de Police de PARIS constituant une BRAV-M le 01 mai 2019
Lors du 1er mai 2019, les autorités s'attendaient à une forte mobilisation de personnes violentes en marge du traditionnel défilé syndical. Plus de 7.400 policiers ont été déployés dans PARIS.


Intervention de policiers devant le cortège syndical du 1er mai 2019
Cependant des personnes masquées et habillées en noir et se déplaçant en groupe, appelées également Black Blocks, se sont mis dans le cortège, profitant de la présence de manifestants pacifistes. Ce qui n'a pas empêché les Forces de l'ordre d'intervenir...



Gilets jaunes face à des forces de l'ordre
Durant l'été 2019, quelques manifestations de gilets jaunes ont continué dans différentes villes avec de légers débordements.


Manifestation violente dans le centre ville de Nantes le 05/08/2019 en mémoire de Steve
En marge d'une manifestation le 05 aout 2019 pour honorer la mémoire d'un jeune spectateur "Steve Maia Caniço", retrouvé mort noyé après l'intervention de la Police lors de la Fête de la Musique, une seconde manifestation interdite a entrainé des violences dans le centre ville de Nantes.

Camion lanceur d'eau bloquant l'un des ponts de Bayonne le 24/08/19
Un G7 a été organisé à BIARRITZ entre le 23 et 25 aout 2019 et les autorités ont réussi à maitriser les débordements avec très peu de dégradations matériels et de violences physiques.

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VBRG dans une rue de NANTES le 14/09/2019
Le 14 septembre 2019 s'est déroulé à NANTES, la 44ème manifestation des Gilets Jaunes. Les autorités avaient prévu des moyens conséquents, comme ici un VBRG de la Gendarmerie, rue de Strasbourg à NANTES.


Blackblocs dans le quartier du Bouffay à NANTES le 14/09/2019
Malgré cela, des violences ont eu lieu avec des tirs de feu d'artifice, ainsi que des devantures de commerces saccagées. Environ 400 individus masqués se sont mêlés aux 2.000 manifestants. Certaines de leurs techniques ont été inspirées par les manifestations de Hong Kong de 2019, comme les parapluies mis devant pour masquer et éviter les jets des camions lanceurs d'eau...


Arrestation d'une personne masquée par les gendarmes mobiles à Nantes le 14/09/2019
Plus d'une trentaine d'arrestations ont eu lieu, entre autres d'individus masqués...

Tag sur un mur d'un bâtiment du cours des 50 Otages à Nantes le 14/09/2019
De nombreux tags ont été dessinés dans le centre ville dont certains appelant à tuer la Police...


Violences le 16/11/19 Place d’Italie lors du rassemblement des Gilets Jaunes
Le 16 novembre 2019 célébrait les « Un an des Gilets Jaunes » en rapport avec la date du 18 novembre 2019. Une manifestation était autorisée à PARIS avec un départ depuis la Porte d’Italie. Mais très rapidement, des heurts ont éclaté avec des personnes sans gilet jaune. Sur Paris, plus de 140 personnes interpellées et 78 gardes à vue.


CRS de déployant sur Toulouse le 16/11/19 lors du rassemblement des Gilets Jaunes
D’autres ont également dégénérées à Nantes, Montpellier, Toulouse et Lyon.



Pompiers sous la protection de CSI pour éteindre des feux Place d’Italie le 16/11/19
Sur Paris, des individus allumèrent des feux et empêchaient les pompiers d’approcher. Ceux-ci ont dû être protégé par les forces de l’ordre pour les éteindre.


Vidéo d'une de ces interventions



CRS déployé près d’une banque à Paris le 16/11/19
La radicalité de quelques uns montre une détermination pour que de nombreux rassemblements dégénèrent. Comme ce propos d’un Gilet Jaune se disant de la Première heure : « Ce n’est pas la fin, c’est juste le début du début ! Comme beaucoup de gilets jaunes, nous faisons la même analyse. Nous sommes dans l’hiver 1940-41, là. Nous sommes 3 à 5% de résistants, 20% de collabos qui savent ce qu’ils veulent et 80% d’attentistes. Moi et les gens autour de moi, nous savons que nous embarquons pour trois années minimum de résistance ».





Vidéo sur la Place d'Italie le 16/11/2019



Déploiement de CSI sur Paris le 16/11/19
Pour faire face à ces violences répétées, la doctrine du maintien de l’Ordre s’est adaptée au fil des manifestations. Plutôt que d’être sur des positions statiques et maintenir à distance, depuis plusieurs mois, dès qu’il y a des violences, interventions rapides de BRAV-M, et arrestations des casseurs pour une judiciarisation des faits constatés.


Gendarmes mobiles le 16/11/19
Ces techniques obligent d'aller au contact pour s'approcher des personnes ayant commis des actes délictuels...



Voici une vidéo montrant des instants de cette manifestation sur Paris le 16/11/2019



Gendarmes Mobiles à St Martin en décembre 2019
A noter également des émeutes sur l'Ile de St Martin, mi décembre 2019, entre gendarmes et personnes contre une loi contre des constructions sauvages en zones inondables.


Manifestants contre la Réforme des Retraites le 05/12/2020
Des manifestations syndicales en fin d'année 2019 auront lieu contre la Réforme des Retraites sans heurt, ni violence.




Découvrez également sur GSG9 1/87:

Droits et devoirs 
lors de manifestations en France
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Pour faire face à toutes ces situations, la FRANCE 
a développé 3 forces distinctes 
pour assurer le maintien de l'ordre:


La France possède un centre où elle entraine régulièrement ses forces:


Le CNEFG
Centre National d'Entrainement des Forces de Gendarmerie
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Découvrez
le Musée de la Gendarmerie Nationale 
de Melun en France
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Voici d'autres sujets 
sur les forces anti-émeutes:
Les Mobiele Eenheid néerlandaises



Les Bereitschaftspolizei allemandes
>>> Lien en cliquant ici <<<


Les forces Anti-émeute Belges



Les Forces Anti-émeute Suisses




Les forces anti-émeute italiennes




Les forces anti-émeute autrichiennes







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Découvrez sur "GSG9 1/87":

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Découvrez aussi sur "GSG9 1/87"
 des dioramas sous différentes échelles:

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et la web série au 1/87

" GSG9 1/87 - Unité spéciale "







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