lundi 4 juillet 2016

Le maintien de l'ordre en Suisse

Le GMO suisse

Le maintien de l’ordre en Suisse, suite à de nombreux débordements lors de manifestations, a amené à repenser les forces de police suisse en un GMO (Groupement du Maintien de l’ordre) romand.



Depuis le début des années 2000, la Suisse est confrontée de plus en plus à des manifestations altermondialistes qui peuvent dégénérer en émeute.



Chaque année, a lieu le sommet de Davos qui réunit des dirigeants d’entreprise et des responsables politiques du monde entier. Il est organisé par la fondation WEF (World Economic Forum ou Forum Economique Mondial) basé à Genève.



Ce qui occasionne des mouvements anti-Davos et anti-WEF dans des manifestations qui peuvent dégénérer.



De même en juin 2003, le sommet G8 qui s’est déroulé à Evian, mais dont certaines délégations se trouvaient en Suisse, a nécessité un déploiement de force suisse encore jamais réalisé avec autant de policiers.



vidéo G8 de 2003
Plus de 264 gendarmes suisses furent renforcés par 190 agents de police de Lausanne et 460 policiers confédérés, ainsi que de 106 policiers allemands équipés de camions canons à eau. Des détachements genevois et valaisiens sont venus aussi prêter assistance.



Les forces suisses se sont développées et modernisées pour pouvoir gérer ce nouveau type de manifestations…



Entre les mouvements pacifistes et des petits groupes qui se glissent parmi ces manifestants, les forces de l’ordre suisse ont mis en commun, par le biais de l’entraide confédérale, une unité commune de maintien de l’ordre : le GMO romand  (Groupement du Maintien de l’ordre)



Les canadiens ont réalisé un travail d’investigation lors du Sommet des Amériques en 2001 sur les catégories de manifestants : Quel que soit le pays, les manifestants ne sont pas homogènes. Ils se divisent en plusieurs catégories :
- Le manifestant qui demande l’autorisation de défiler et ne casse rien.
- Le pacifiste moins commode, l’adepte de la désobéissance civile et du sitting entravant délibérément les cérémonies officielles.

Mais c’est en marge de ces groupes majoritaires que sévissent les «catégories dangereuses»:
- Les casseurs d’abord, pour lesquels la manifestation sert d’alibi;
- Les «black blocs» ensuite, groupes constitués d’autonomistes et d’anarchistes, de mieux en mieux équipés.



D’où une nécessité pour les forces publiques de faire le distinguo entre ces manifestants et l’attitude à adopter pour le maintien de l’ordre.



Les polices cantonales se regroupent en fonction de la dangerosité et des débordements possibles, comme cela fut fait en 2012 à Berne face à une manifestation interdite contre le WEF, avec les polices des cantons de Berne, Genève, Zurich et Bâle Ville.



D’autres méthodes, plus délicates, sont faites comme lors du 1er mai 2011, où la police zurichoise avait confiné plus de 500 personnes, face à une crainte de débordements avec le concours du Tribunal Fédéral. Ceci afin de permettre un relevé d’identité. Certains sont restés près de 6 heures à la disposition de la Police.



A l’issue, 45 personnes avaient été poursuivies, car certaines d’entre elles détenaient des armes sans autorisation ou du matériel pyrotechnique.



En 2015, 700 nouveaux postes ont été créés, soit 18.300 policiers qui assurent la sécurité en Suisse. Plus de 1.940 à Berne et plus de 4.000 à Zurich.



En 2011, il y avait 21,5 policiers pour 10.000 habitants contre 22,1 en 2016. La densité la plus importante est à Bâle et à Genève.



Voici l’effectif des polices de quelques cantons romands
(Chiffre 2016) :
 Canton de Bâle Ville : 675 postes,



Canton de Genève : 1.386 postes,



Canton de Vaud : 1.953 postes,



Canton du Valais : 648 postes,



Canton de Fribourg: 527 postes,




Les forces suisses disposent aussi de camions de type «Canon à eau » appelés aussi arroseuses, depuis quelques années



Comme ici à Berne,



Ou ici à Zurich.




Ceci permettant d’avoir un côté dissuasif, de repousser les émeutiers sans contact direct, d’avoir un engagement de moins d’effectif à pied, la possibilité d’éteindre des départs de feu en attendant les pompiers.



Les unités volantes en moto permettent aussi d’intervenir rapidement en fonction de la mobilité des manifestants violents comme on peut le voir sur cette vidéo ci-dessus.



De même, l’utilisation des gaz lacrymogènes est très employée…


Enfin des unités suisses  s'entrainent aussi en France, à Saint Astier, dans le centre National d'entrainement des Forces de Gendarmerie comme on peut le voir sur cette vidéo avec l'Académie de police de Savatan.

Voici d'autres vidéos de leurs interventions:













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